Un fou sur un lit d’hôpital
Attaché, ligoté censuré
Dort paisiblement les yeux entre- ouverts
Dans un coma semi cérébral
Abandonné seul dans cette chambre
Il rêve, il ne peut que rêver
Lui dont la raison a soudain basculé
Lui que l’on a voulu empêcher
Mais empêché de quoi ??
De crier, de hurler devant cette impuissance
Ou de dire les mots qui dérangent !!
Dans sa tête, mille flashs en couleur
S’envolent dans le parfum de ses souvenirs
Mélangeant leurs odeurs et leurs rires
A des relents fiévreux, médicamenteux
Et il se dit c’est merveilleux c’est fabuleux,
Sur cette balançoire qui jadis amusait les enfants
Je peux m’élancer de tout mon être, défiant
Une fois le ciel, une fois la terre, sans dieu ni maître
Et dans cette lumière au loin ou le soleil domine
J’irai cueillir la plus belle fleur
Et je te l’offrirai, oui je te l’offrirai
Parano, schizo, dédoublement de la personnalité
Ou tant d’autres termes préconçus
Pour donner un nom à une torture
Qui nous dépasse qui nous dérange et surtout nous effraie
Sa folie, si folie soit elle est l’aboutissement
D’une vie censurée par une raison fabriquée
Sa souffrance peut être simplement
As sociale, hors des lois et ces moralités
Etre différent c’est être malfaisant
Mais ce fou, cassé ,brisé, humilié sur ce lit
Ce peut être toi, moi ,un jour
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire